Illustration de couverture : Howard PYLE
Nouvelles et Romans n°17 (LES MOUTONS ÉLECTRIQUES)
ISBN : 978-2-915793-28-4
EAN : 9782915793284
Edition de 2007
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Ref. S11141
Etat : Bon (occasion)
Jamais lu, quelques défauts minimes.

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Chaque nuit, Leodegar le Resplendissant se réveille en hurlant dans son palais. Quelle est donc l'angoisse qui étreint le conquérant dans son sommeil ? S'agit-il d'un drame intime, ou bien de l'écho multiple des émotions qui animent le peuple du vieux royaume ? Désenchantement de Suzelle, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de maître Calame, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dans ses archives ? Scrupule d'AEdam, le chevalier, à manquer aux lois de l'honneur ? Hantise de Cecht, le housekarl, confronté aux fantômes de la forêt ? Appréhension de Benvenuto, le maître assassin, d'être un jour l'objet d'un contrat ? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles qu'on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres... À travers sept destins se dessine une géographie du vieux royaume, de ses intrigues, de ses cultes, de ses guerres. Et de ses mystères, dont les clefs se nichent, pour beaucoup, dans les méandres du cœur humain.
Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est l'auteur de deux jeux de rôle : Tiers Âge et Te Deum pour un massacre. Il conjugue une gouaille et un esprit des contes de fée à la Peter S. Beagle, avec l'astuce et le sens de l'aventure d'un Alexandre Dumas.
« Dans ses récits à la langue raffinée, il tient les chroniques d'un monde dont on aurait aimé qu'il fût le nôtre, qui mêle les brumes d'or de Tolkien à une histoire médiévale rêvée. Mais dans les cités impossibles, dans les batailles ou les intrigues politiques, l'auteur réserve sa tendresse aux gens du peuple, paysannes, soldats abandonnés, ruffians des quais, à ceux qui vivent vraiment dans ce monde, et qui ont toujours plus à perdre qu'à gagner. » (Laurent Kloetzer)
le 21/05/2009
Qui vivra vera
Le fait est suffisamment rare pour être souligné : Janua Vera est un recueil de nouvelles de fantasy. Contrairement à la grande majorité des parutions actuelles dans le domaine (dont le roman de Jaworski, Gagner la guerre), où les gros pavés s’enchaînent, parfois au sein de sagas fleuves qui peuvent dépasser la dizaine de tomes, Jean-Philippe Jaworski a privilégié ici la forme courte. Bien que toutes ces nouvelles prennent place dans le même univers et renvoient les unes aux autres au fil des rappels historiques, chacune peut se lire indépendamment. Janua Vera peut, selon la préférence du lecteur, se dévorer comme un livre de fantasy ou se picorer comme un recueil de contes : dans tous les cas, Jaworski réussit à déployer un univers cohérent, à poser un décor crédible, mêlant réalisme historique et merveilleux magique.
Ce qui frappe en lisant les nouvelles de ce recueil, c’est avant tout la langue de l’auteur, l’élégance du style et l’habileté dans le choix des mots, qui en fait une écriture agréable, fluide et très prenante. L’extrême précision du vocabulaire fait peur à voir, et une bonne partie du champ lexical propre à l’univers échappera probablement à tous ceux qui ignorent le nom de chacune des pièces composant une arbalète ; mais peu importe : Jaworski n’en abuse pas, et le texte est suffisamment malin pour que l’on devine le sens de ces mots par rapport à leur contexte, sans qu’il soit en permanence nécessaire de recourir au dictionnaire.
On referme Janua Vera avec, comme pour les romans de Laurent Kloetzer ou ceux de Georges Foveau, le sentiment salvateur qu’une autre fantasy est possible. Loin des structures narratives et des archétypes usés jusqu’à la moelle de la big commercial fantasy, ces auteurs de la « nouvelle scène française » méritent qu’on les mettent en lumière et qu’on les défendent. On recommandera donc Janua Vera à tous ceux qui aiment la fantasy, recherchent quelque chose de rafraichissant et sont las de la fantasy à la papa Eddings mais aussi, et surtout, à tout ceux qui, comme votre serviteur, n’aiment pas la fantasy.
Source : http://www.actusf.com
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